Mise en ligne le 27 Juin 2010 Texte composé de trois parties sous forme de poésie
Les amants maudits et le couple humain
Une mère et sa fille traversaient la jungle urbaine. En passant
dans une ruelle, un marchand de livres tendit un vieil ouvrage à la jeune fille
pour un prix très modique. Plus tard dans la journée, assise sur une marche
derrière une boutique, la jeune fille feuilleta le livre pendant que la mère
finissait ses achats. Au fil des pages, elle observait d’étranges illustrations
en noir et blanc. Sous une image, une phrase marqua son esprit : « La
jeune fille entendit le chant sinistre et envoûtant du prince de la nuit, mais quelque
chose en elle préservait son âme et l’empêchait de mourir. »
On lui avait raconté, elle avait entendu et avait lu des histoires sur la Sorcière, le Prince maléfique et sur les Ténèbres, mais elle ne pensait pas que cela pouvait vraiment exister. Pour elle, le monde
avait enfanté la vie comme une belle aventure et qu’il n’y avait pas d’inquiétude
à avoir.Elle ferma le livre. Dans un sourire, elle pensa au jeune homme
qui avait fait trembler son cœur le jour précédent.
Heureuse, à l’aube du printemps de sa vie, Enchantée, elle allait découvrir la vie. Elle avait une âme plus légère que la fine brise du printemps. Pour elle, il y avait plein de choses à voir, Son cœur palpitait encore pour un garçon qu’elle avait vu le
jour précédent. - - - À la tombée de la pénombre sur la ville, Une, deux, trois lumières, tout un défilé de ces lucioles
artificielles. La voix envoûtante de la nuit ne tarda pas à ouvrir ses paupières, Tout était si beau, si exaltant, si magique ! « Sois une étoile au cœur de la nuit. » - - - Soudain, elle entendit le chant venu de la profondeur de la
nuit. De son corps frêle et les cheveux au vent, elle pressa le pas. En voyant des lumières, il lui semblait qu’il lui poussait des
ailes. La mélodie était si douce et si mélancolique, Sous le charme, elle croyait voir le prince de l’univers. - - - Les mains tendues vers le
brouillard, Elle s’en alla rejoindre son prince charmant. Sa démarche légère suivait le rythme d’une danse envoûtante. Tel un papillon, elle se fit absorber par la lumière. Elle ne pouvait entendre les cris de sa mère, lui demandant de
revenir. - - - « N’y va pas ! hurla la mère. Ce n’est pas la lumière,
c’est le brouillard. Ce chant est le cri de la jungle urbaine ! Au sommet de sa tour infernale habite le prince sanguinaire. Muant comme le basilic à chaque nouveau siècle, Il vit toujours sous la bonne garde d’une sorcière. » - - - Sous l’emprise de la musique, elle alla découvrir les merveilles. La jungle dissimulée sous sa couverture urbaine, Chassait sans répit et par tous les moyens ses proies fragiles, Conduisant les adolescents au pied de la tour infernale. Tout était fait pour être agréable à entendre ! - - - Les oreilles pleines d’incantations mystiques, Jusqu’à l’épuisement, elle continua de s’immerger dans le
brouillard. Cette nuit-là, elle y laissa son cœur, son corps et sa joie de
vivre. Au petit matin, la mère enterra le corps de la jeune fille, Méconnaissable, au pied de la tour infernale. - - - Envahie par la folie, la mère continua de murmurer : « Le prince de la jungle urbaine a plus de mille visages ! Jadis, il jouait le rôle du sage moralisateur pour nous brûler
les ailes ; À présent, il joue la légèreté pour étouffer les mêmes
sentiments. Que fera-t-il demain pour détourner les hommes de leur
chemin ? Il nous entraîne dans un tourbillon qui ne nous est pas destiné… - - -
La sorcière de la forêt et le jeune homme Les amants maudits et le couple amoureux.
La jungle urbaine et l’adolescente (1)